Georges Cyprien Briand est né à Louisburg, Port Toulouse, le 7 novembre 1748.

A 10 ans il est déporté, en France avec sa famille, par les anglais. Et après avoir vécu 6 ans à La Rochelle, il retourne en Amerique en 1765, à Saint Pierre et Miquelon, qui est investi comme territoire français au Canada. Il s'établit sur l'Ile de Miquelon.

Dans sa jeunesse il apprend le métier de marin et de charpentier de bateaux.

Le 14 Février 1770  Georges Cyprien se marie dans l'Eglise de Notre Dame des Ardilliers, à Miquelon, avec Anne Dugas. née en 1749 à Port Toulouse, fille de Abraham Dugas et Marguerite Le Blanc.

Le 20 Février, 6 jours après, son frère Jean se marie également dans cette église avec Rosalie Gaudet.

                                                                                                                                                   Nôtre Dame des Ardilliers>

Georges Cyprien et Anne Dugas eurant alors à Miquelon 4 enfants: Anne (1770), Françoise (1772), Louise (1774) et Georges Fabien (1776).

Dans un recensement de Miquelon de 1776  ont été registré:

Georges Cyprien Briand,        29 ans

Anne Dugas, sa femme           29 ans

Anne, leur fille                          6 ans

Françoise, leur fille                   4 ans

Louise, leur fille                        2 ans

Leur propriétés sont:

1 maison - 1 chaloupe - 1 grave (1)- 1 magasin (2) - 3/4 d'un chaffaud(3) - 1 wary (4) - 3 bêtes à corne (5).

(1) Extension de pierres pour sécher le poisson. (2) Entrepôt. (3) Tables faits avec des troncs de sapin pour traiter la morue après capturé. (4) Canot. (5) Boeufs, vaches, ou chèvres.

 

La principale activité des habitants de Miquelon était au XVIIIe siécle la pêche et la commercialisation de la morue. Celle-ci était administrée par des concessions données aux colons, et on leur fournissait des parcelles de terre adéquates pour le travail. Après avoir capturé  la morue, celle-ci était nettoyée,  on sortait  les vicères, et on la mettait à sécher dans des « graves », qui étaient des extensions de pierres opérées par les « graviers ». Elle était ensuite stockée, et curée, pour l'exporter en France.

LE XVIIIe SIECLE A SAINT PIERRE ET MIQUELON : Les hivers dans les îles sont longs et froids. La température baisse jusqu’à –25 ° C, et en été la chaleur ne monte pas à plus de 20 degrés. La neige commence à tomber fin novembre, et on peut voir de nouveau le soleil briller en avril ou mai. Lorsque souffle le vent du Nord, ou du Nord-est, il se produit des tempêtes appelées « poudrin » ; ce sont des orages de neige. Les îles ont des phoques, des baleines et une riche faune ictícole. La confluence du Courant froid du Labrador et du courant chaud du Golf Stream crée une atmosphère appropriée pour la vie marine. Et cela provoque aussi de la brume qui remplit l'horizon des îles. Étant donné le froid intense, les maisons ont toujours eu un « tambour », (voir photo à droite) qui les protège du froid. Elles ont toujours été construites en bois, ce qui est approprié pour donner de la chaleur mais dangereux en cas d’incendie. Depuis le XIIIe siècle des bateaux avec basques, bretons et habitants du nord de l'Europe se sont aventurés à pêcher dans la zone du Grand Banc de Terre-Neuve. C'était la plus grande zone de pêche à la morue du monde. Quand les premiers colons français ont commencé à s’installer, ils ont organisé les villages et l'industrie sur la côte, la France a reçu des revenus intéressants grâce à cette exportation. Les colons recevaient en concession les « grèves » (séchoirs de morue) et construisaient leurs maisons dans les parcelles de terre adjacentes. Ils avaient aussi leurs fermes, avec quelques animaux. La journée de pêche durait toute la journée, de l'aube jusqu'à la nuit, et comme c’était toujours une aventure de pénétrer dans les eaux congelées du Grand Banc, toujours étaient nuancées d'embrassades et écartées. Ils observent le vent, Ils consultent les plus experts. Il faudra faire face à la fureur de l'océan, aux mystères du Grand Banc gelé, il faudra combattre dur pour survivre. Ce sont des hommes expérimentés pour faire face à tous les dangers, pour sortir à flot dans n’importe quelle circonstance.

1778: La Déportation des Acadiennes de Saint Pierre et Miquelon

La France en 1776 aide les Etats-Unis dans sa guerre d'Indépendance. Le Général français Lafayette combat pour les Américains, et les corsaires des Etats-Unis sont abrités sur toutes les côtes de la France. Comme réponse, le 14 septembre  1778 une escadre anglaise de 5 frégates et 140 canons, commandée par l'Amiral Montague, arrive en rade de Saint Pierre et occupe les îles de territoire français, en incendiant les maisons des habitants, en détruisant leurs bateaux et en confisquant leur bétail et leurs propriétés.

Environ 1300 habitants sont déportés dans plusieurs bateaux vers la France entre septembre et novembre de cette année.

Georges Cyprien est embarqué avec toute sa famille sur le navire la Jeannette, et ils arrivent à Saint Servan, St. Malo, le 6 novembre 1778.


Le 14 juin 1779 naît à Saint Servan son cinquième fils,   

LAURENT RENE BRIAND.

 

1781:

Un registre de la Marine Française (Les Marins Acadiens, de Daniel Burgot) indique Georges Briand comme 2eme Capitaine du Brigantin Corsaire “Le Tartare”, en 1781, Registre de Commerce No. 247.

Le Brigantin, armé de 12 canons et de 2 obus, dit la chronique, a été araisonné par les anglais en février de 1782 avec la Frégate “Larethose”et conduit à Portsmouth.

Brigantin Corsaire "Le Tartare"

La course était une tactique navale qui consistait à équiper, en temps de guerre, des bateaux particuliers, avec des armements appropriés, et d'une permission de son souverain, pour capturer et piller tous les bateaux marchands ennemis. Pour pouvoir être Corsaire il fallait avoir une permission du Roi, qui s'appelait "le Brevet de Course" ("Lettre de Marque"). Ce document donnait seulement une autorisation légale, mais, en cas de capture par l'ennemi, ils étaient traités comme prisonniers de guerre. Le Corsaire s'engageait à attaquer et à piller tous les bateaux des pays ennemis de son souverain, pas les neutres ni ceux de son propre pays. Dans ce cas, ils étaient traités comme "des pirates" et pendus. En temps de guerre, les corsaires devaient payer un impôt au Roi pour le butin obtenu, et en temps de paix ils pouvaient totalement en disposer. En 1856 quelques nations réunies dans le Congrès de Paris (excepté l'Espagne, le Mexique et les EU) ont décidé d'abolir la figure du Corsaire. Saint Malo a été le Port Corsaire le plus important d’Europe.

Corsair en Saint Malo

LETTRE DE MARQUE

On nommait "Brevet de Course" ou "Course", la course libre que les corsaires pratiquaient en naviguant et en capturant des gens et des marchandises. Ce nom a donné naissance à l'expression "Corsaires".  En français "Lettre de Marque". En anglais "Letter of Marquee".

Le mot "Marque" ou "Marquee" se rapporte à une marque, signifiant une frontière, une limite, grâce à la possibilité qu'ils avaient de croiser les limites maritimes d'autres nations, avec la permission par écrit de leur Souverain.

Cette sorte de document a été promu certes par les gouvernements, comme un instrument d'État, pour augmenter les flottes navales nationales. Ce document aidait l'État à se doter d'une force navale qui pouvaient attaquer le commerce des nations adverses, sans coût pour les fonds publics, et avec des recettes intéressantes pour la Nation.

Après avoir navigué 3 ans dans le Corsaire Le Tartare, lorsque en 1783, par le Traité de Versailles, Saint Pierre et Miquelon est restitué à la France, il retourne à nouveau vivre dans les îles, et il s'établit avec sa famille en Saint Pierre et ils ont 3 autres enfants:

Sophie (1783), Jean Baptiste (1785) et Pierre Louis (1787).

Finalement, Georges Cyprien meurt dans 1787, à 39 ans, en Saint Nicolas, La Rochelle, France. Sous le règne Louis XVI et deux années avant la Révolution française.

Ses frères Célestin, Joseph, Nicholas-François et  Jean sont resté à  Saint Pierre et Miquelon

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